Ce même jour, Jesser est de retour sur la R.N. 89 pour retrouver la garnison d'Ussel et débloquer celle d'Egletons. Des embuscades freinent la marche des deux convois qui se suivent à 24 heures d'intervalle. Jesser réussit à rejoindre la colonne d'Egletons et s'apprête à regagner ses bases à Clermont, sans avoir retrouvé les prisonniers d'Ussel.

Nous sommes le 18 août, il lui faudra 4 jours pour desserrer l'étau de la Résistance ; suivons ce repli :
Destructions sur la R.N.89, Jesser doit passer par Meymac
- Première mine à la sortie de Meymac, une voiture allemande saute.
-Dans la côte des Gardes, embuscade -Jesser atteint la R.N.89
- Embuscade à la sortie de Saint-Angel, embuscade à l'Empereur, embuscade au Fraysse, embuscade au Gardet
Jesser arrive à Ussel. Il a couvert 30 kilomètres en 5 heures.
La colonne quitte Ussel, en plusieurs convois ; le dernier part le 22 au matin Ussel est libéré.

Mais le combat continue:
- Embuscade au Veinard, embuscade à la barrière du Ciarneix, embuscade à la côte 804, embuscade Route d'Aix...
Les premiers blindés arrivent à Merlines à 17 heures ; Ils ont couvert 20 kilomètres en 4 heures.
- Il éviteront le Chavanon pour regagner le Puy-de-Dôme par des chemins détournés.
Mais le lendemain matin, le 22 à proximité du bois de Bonaygues, le 3ème convoi est attaqué.
Une diversion allemande vers le Chavanon échoue sur des mines.

L'ennemi quittera la Corrèze ce 22 août 44, abandonnant la R.N. 89 dans sa partie centrale, dont l'importance stratégique pour ses mouvements était considérable.
La Haute-Corrèze s'est ainsi libérée seule, en combattant. Son tribut est lourd.