Délégué à l'Assemblée consultative provisoire, Henri Queuille se consacre, dans les mois qui suivent la Libération, au relèvement et à la réorganisation du Parti radical. Ses efforts sont couronnés de succès.
Le 21 octobre 1945, il connaît son seul échec électoral.
Après le vote par le pays de la Constitution de 1946, il se présente aux élections à l'Assemblée Nationale et est élu en Corrèze où il conduit la liste radicale.
Il prend place parmi les hommes politiques les plus respectés et les plus écoutés.
Le 10 septembre 1948, sur fond de crise, il est amené à former son premier gouvernement. Au terme d'un ministère de plus d'une année, l'un des plus longs et des plus efficaces de la IVème République, Henri Queuille, dont les chances au départ avaient paru si précaires, réussit à rendre au pays, avec l'ordre et la prospérité, sa confiance dans son destin.
Deux fois encore, Queuille est amené à former un gouvernement : en juillet 1950 et en mars 1951.
Son nom fut souvent cité en 1953 pour la succession du Président Auriol, mais des soucis de santé l'amenèrent à ne pas présenter sa candidature à la Présidence de la République.
Agé de 74 ans, Henri Queuille, cessera toute activité politique.